Congrès mondial contre le cancer dans :
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3e Congrès francophone de Soins Palliatifs en Tunisie du 15 au 17 octobre 2015

Affiche congrs
Soins palliatifs, interprétations africaines - Ouvertures vers l'autre
Le programme est encore en cours d'élaboration. Il sera mis en ligne dès sa publication.

Déroulement:

La première journée sera consacrée à l'inauguration et une séance plénière, la deuxième journée comportera deux séances plénières et la troisième une séance plénière et la séance de clôture.
Les séances plénières auront lieux les matinées et les après-midis seront réservés pour les ateliers correspondant aux mêmes thématiques.
Il y aura des séances 'poster' au cours des pauses.

Chaque séance plénière sera consacrée à une des grandes thématiques.

Les 4 grands thèmes seront :

1. Sciences fondamentales, pharmacologie, recherche clinique
Piloté par Susanne Amara et Farhat Ben Ayed

2. Défis et zones grises en soins palliatifs
Piloté par Henda Rais et Sana Masmoudi

3. Les âges extrêmes
Piloté par Henda Rais et Sana Masmoudi

4. Développement des soins palliatifs
Piloté par Steve Green et Imen Hachaichi

Consultez le programme

Pour plus d'informations:
www.palliatif-tunis2015.net 

Tunisie : Idées reçues et tabagisme

2014 PROGRAMME JOURNEE NATIONALE dfinitifJournée d'information et de sensibilisation sur le cancer. 
Vendredi 14 Février 2014
A Tunis

Thème : Les idées reçues et le tabagisme

Que penser de la cigarette électronique dans la stratégie du sevrage tabagique ? 
Les substituts nicotiniques dans cette même stratégie ?

 



Tunisie : Nouveau Ministre de la Santé Publique

BAMS
Derniere minute: Le nouveau Ministre de la Santé  est Mohamed Salah Ben Ammar, :

Mohamed Salah Ben Ammar né à Tunis le 30 août 1955 à Tunis, est le nouveau ministre de la Santé publique, dans le gouvernement de Mehdi Jomaâ.


Diplômes

1985: Docteur en médecine – Faculté de Médecine Broussais- Hôtel – Dieu, lauréat de la faculté de médecine de Paris VI ;

1987: Médecin spécialiste en anesthésie réanimation – Faculté de Médecine de Tunis

2010 – 2013: Executive Master of Business Administration – Mediterranean School of Business – Tunis (accréditée AMBA); Titre Depuis 1998 : Professeur Hospitalo-Universitaire à la Faculté de Médecine de Tunis; Fonctions Depuis Mai 2013 : Directeur Général de l’Instance Nationale de l’Accréditation en Santé;

2011 – 2013 : Directeur Général de la Santé – Ministère de la santé;

1992 – 2011 : Chef du Service d’Anesthésie-Réanimation- SMUR – CHU Mongi Slim – La Marsa – Tunis; Niveau International Depuis 2012: Vice- président du Comité International de Bioéthique – UNESCO; Depuis 2001: Membre du Panel experts de l’OMS ;

2008 – 2012: Président de la section africaine de la WFSA (World Federation of Societies of Anesthesiologists); Niveau National

2008 – Actuellement responsable de l’espace éthique de la faculté de médecine de Tunis ; Livres publiés dont deux ont obtenu le prix Maghrébin en médecine, conférences, communications et articles publiés dans des revues nationales et internationales indexées : autour des thèmes: Bioéthique, Anesthésie, réanimation, traitement de la douleur, transplantation d’organes, transfusion sanguine, médecine factuelle.


Tunisie : Octobre, un mois pour sensibiliser au cancer du sein

RUBAN-ROSE
Le mois d’octobre de chaque année, appelé pour l’occasion « Octobre rose », est  dédié à la sensibilisation au cancer du sein. Une dénomination par analogie au ruban rose, symbole international, qu’affichent les individus, organisations et institutions pour montrer leur implication dans la lutte contre le cancer du sein.

De par le monde, des campagnes destinées aux particuliers ainsi qu’aux professionnels de santé sont organisées durant ce mois, de manière à améliorer les connaissances relatives à cette maladie, attirer l’attention sur les signes d’alerte éventuelle du cancer, à prendre conscience de l’importance du dépistage précoce, et faire découvrir les modalités de traitement qui peuvent venir à bout de la maladie.

Une telle mobilisation a été mise en place, compte tenu du fait que le cancer du sein est de loin la forme de cancer la plus répandue chez la femme, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. On dénombre chaque année la survenue d’environ de 1,38 million de nouveaux cas et l’on ne compte pas moins de 458 000 décès à l’échelle mondiale. La majorité  d’entre eux surviennent dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires où l’on dénombre près de 269 000 décès par an. Dans ces pays, en raison du manque de structures de santé et d’accès aux soins, ainsi qu’une insuffisante communication sur l’importance du dépistage précoce et ses bénéfices pour la prise en charge ultérieure de la maladie, le diagnostic se fait souvent à un stade tardif.

De plus, l’adoption du mode de vie « occidental » connu pour favoriser l’apparition de certains cancers dont celui du sein,  l’augmentation de l’urbanisation,  ainsi que l’allongement de l’espérance de vie ont inévitablement généré une augmentation régulière du nombre de nouveaux cas de cancer du sein dans la population.

Même s’il n’est pas possible, à l’heure actuelle, d’agir directement sur les causes de survenue de cette maladie, par manque de connaissances suffisantes, il est néanmoins possible de mener une lutte efficace par le biais du dépistage précoce. En effet, plus tôt la maladie est diagnostiquée,  et qu’un traitement adéquat est mis en place, plus grandes sont les chances de guérison. Dans le cas contraire, on dépiste la maladie à un stade évolué, pour lequel  le traitement curatif ne suffit plus dans certains cas.

Selon les pays, les structures de santé et les moyens de prise en charge à disposition des patients , des plans nationaux de lutte contre le cancer sont mis en place avec l’appui de l’OMS . Ainsi il est recommandé dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires de baser le dépistage précoce sur la reconnaissance des premiers signes et symptômes, et la réalisation d’un examen clinique du sein dans des zones pilotes. D’un autre côté, dans les pays à revenus élevés, le dépistage se fait par la réalisation de la mammographie.

En Tunisie, les connaissances relatives à cette maladie se sont améliorées dès  1997  par la création de 3 registres de population (un pour le Nord du pays, un pour le Centre et un troisième pour le Sud), qui ont contribué à mieux connaître l’épidémiologie de ce cancer.

Les chiffres tunisiens montrent, sans surprise, que le cancer du sein  occupe la première place devant le cancer du col de l’utérus, et représente environ 30% de l’ensemble des cancers diagnostiqués chez la femme.
L’âge moyen de la survenue du cancer dans notre pays est en dessous de 50 ans. Comparé à l’âge de survenue  dans les pays occidentaux, il est inférieur d’une dizaine d’années.

En Tunisie, malgré l’instauration d’une stratégie nationale de lutte contre le cancer du sein, peu de progrès ont été relevés. Le pourcentage des femmes qui consultent à un stade tardif de la maladie reste encore très élevée. Pour cause,  le manque cruel d’information comme le montre l’enquête MICS3 (Multiple Indicator Cluster Survey) de l’Unicef qui a révélé que 13,3 % des femmes en Tunisie n’ont jamais entendu parler de cette pathologie.

La couverture recommandée de la population en matière de dépistage et de diagnostic précoce est de plus de 70 % , or , en Tunisie celle-ci ne dépasse pas le taux de 10 %, la couverture de la population éligible étant de ce fait encore très insuffisante.

Dans d’autres pays la stratégie de lutte contre le cancer du sein repose sur un plan de prévention rigoureux.

En effet, à titre d’exemple, en France, le suivi se fait  tous les deux ans : un courrier personnalisé est envoyé aux femmes âgées de 50 à 74 ans, à partir des fichiers transmis par les régimes d’assurance maladie.

Les femmes sont invitées, par la suite, à se rendre chez un radiologue agréé dont les coordonnées figurent dans la liste jointe au courrier, afin d’effectuer une mammographie et un examen clinique des seins. Dans le but d’augmenter l’adhésion des femmes au dépistage précoce, la totalité des frais sont pris en charge par l’assurance maladie, sans aucune avance à débourser.

C’est dire le retard que notre pays doit rattraper, si l’on veut lutter efficacement contre cette maladie.

On ne rappellera jamais assez l’importance d’aller consulter en cas d’apparition des symptômes suivants :

-Une boule ou une masse dans un sein est le signe le plus courant. Habituellement non douloureuse, est le plus souvent de consistance dure et présente des contours irréguliers. Dans d’autres cas, elle peut paraître comme « fixée » dans le sein.

-Une ou plusieurs masse(s)( ganglions) de consistance dure au niveau de l’aisselle, le plus souvent indolore.

-Des modifications de la peau du sein et du mamelon : peau capitonnée (qui prend l’aspect d’une peau d’orange) ou plissée, une rétraction ou toute déformation du mamelon. Une peau du sein ou du mamelon rougeâtre, écorchée, ou  recouverte de croûtes sont des signes à ne pas négliger.

-Un écoulement d’un seul mamelon est un signe d’appel d’autant plus s’il survient sans qu’il n’y ait de compression du mamelon et s’il contient du sang ou s’il est verdâtre.

-Un changement de la taille ou de la forme du sein, une rougeur, un oedème et une chaleur importante au niveau du sein doivent attirer l’attention et amener à consulter.

Pour l’occasion, l’Association Tunisienne d’assistance aux malades du cancer du sein (ATAMCS) organise le dimanche 27 octobre, au complexe sportif et culturel d’El Menzah 6, une journée portes ouvertes pour sensibiliser à l’importance du dépistage de cette maladie. Des consultations gratuites seront offertes par une équipe médicale mobilisée à cet effet.


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