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Cancer du sein en Tunisie, une situation alarmante

Malgré les compagnes d’information et de sensibilisation en Tunisie, la majorité des femmes ne se rendent pas compte du danger de cette tumeur qu’à des stades avancés. Cependant, un simple diagnostique précoce est synonyme de guérison totale de cette pathologie. Mais tout d’abord, qu’est ce que le cancer du sein et quelles sont les personnes à risque ?

Une situation alarmante !

Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent en Tunisie : il représente 30% des cas de cancer enregistrés chez la femme. Chaque année 2000 nouveaux cas sont détectés en Tunisie.

Première cause de mortalité féminine dans la tranche d’âge de 35 à 55 ans, Cette tumeur maligne s’avère aujourd’hui une incidence grandissante, selon de docteur Mâalej : « Son incidence passera de 30 pour 100 000 femmes en 2008 à 60 pour 100 000 femmes en 2020».

Un diagnostique souvent tardif.

Le cancer du sein se développe lentement dans l’organisme, souvent sans aucun symptôme décelable jusqu’à une douleur qualifiée souvent de « banale» ; à ce stade la majorité les malades ne font ni diagnostiques ni consultations chez les médecins.

Le diagnostique tardive est la cause de la récurrence de cette pathologie chez la femme jeune en Tunisie, souvent elle est diagnostiquée qu’à des stades localement avancés et agressifs ce qui entraîne une chirurgie lourde et mutilante.

Des études sur le diagnostique du cancer du sein en Tunisie montrent que la taille tumorale, au moment de la détection du cancer, reste volumineuse, 5 cm, d’où l’importance de la prévention et du dépistage précoce de la maladie.

Commençons par dépasser les phobies et les préjugés !

Malheureusement, certaines femmes en Tunisie refusent encore le diagnostic et le traitement alors que le dépistage précoce peut leur sauver la vie. La simple évocation du mot cancer leur donne des frissons.

Elles préfèrent souffrir en silence, et restent intimement persuadées que certaines parties du corps, symboles de leur féminité, sont intouchables.

D’autres se sentent aussi seules face à cette maladie. Une fois atteintes par un cancer du sein, elles se sentent redoutées, abandonnées même par leur entourage.

« Même mes amies les plus intimes, cependant instruites, évitent de me parler, voir même de s’approcher de moi… de peur d’être « contaminées ». Avoue avec amertume une patiente atteinte par un cancer du sein.

En Tunisie le cancer du sein reste encore un sujet tabou, associé des phobies alimentées par des préjugés et des mystères qui empêchent un bon nombre de femme de faire un diagnostique précoce, synonyme de guérison totale.

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