Congrès mondial contre le cancer dans :
Toggle Bar

Ligue Sénégalaise de Lutte Contre le Cancer (LISCA)

Pays : Sénégal LISCAPrésidente : Dr Fatma GUENOUNE
Adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site internet :
Facebook : Ligue-sénégalaise-contre-le-cancer

Sénégal: Nouveau CA élu dernièrement

CA liscaL'assemblée générale du 06 décembre 2014 a validé les modifications relatives aux statuts et a procédé à l'élection du nouveau conseil élargi à 24 membres et a augmenté la durée du mandat à trois ans.


Le Conseil administration a élu en son sein le bureau comme suit:

• Présidente :
Dr Fatma GUENOUNE (bonnes volontés)

• Vice-président chargé de la formation et de l'éducation :
Pr. Mamadou DIOP (professionnel de la santé)

• Vice-présidente chargée des relations externes :
Mme Rose Gaye NDAO (bonnes volontés)

• Vice-présidente chargé du fundraising:
Dr Sokhna NDIAYE (bonnes volontés)

• Vice-président chargé de l'aide aux malades :
Imam Moustapha SARR
(Rp association des imams et oulémas du Sénégal)

• Secrétaire Général :
Mr. Mamadou Mansour NIANG
( Pt Association cancer action)

• Secrétaire Général Adjoint :
Mme Marième FALL
(Pte Association des sages femmes d'état du Sénégal)

• Trésorier Générale :
Mr Oumar DIOP
( bonnes volontés)

• Trésorière Générale Adjoint :
Mme Yaye Sokhna FALL Mme DIOP
( bonnes volontés)

• Secrétaire à la communication :
Mme Maimouna DIEYE (Pte association solidarité entre nous)

• Secrétaire à la décentralisation:
Mme Madeleine DIOUF MBOW (bonnes volontés)

• Secrétaire aux relations internationales :
Mme Ndèye khary SOW CISSE (association Ande xeex cancer)

Les autres membres du conseil sont :

Association Henriette De Rouen
Association nationale des albinos du Sénégal : ANAS Association cancer du sein Sénégal Association des femmes professionnelles du Sénégal : BPW Sénégal House Of Peace and Sharing: HPS Association des femmes médecins du Sénégal: AFEMS Association des Pharmaciennes Dr Sidy KA Dr Mouhamadou SECK Dr Mariama NDIAYE Mme Fatou SOW CISSE Adama DIOP THIOYE

Sénégal: le cancer du sein gagne du terrain

hopital le dantecLe cancer du sein est en train de gagner du terrain au Sénégal. C'est ce qu'a affirmé ce jeudi, le Dr Doudou Diouf. Chimiothérapeute à l'Institut du cancer Marie Joliot Curie de l'Hôpital Aristide Le Dantec (Hald), à l'occasion de la conférence de presse de la Ligue Sénégalaise contre le Cancer.

Le cancer du sein fait des ravages au Sénégal c'est en tout cas les révélations du Dr Doudou Diouf Chimio thérapeute à l'Institut du cancer Marie Joliot Curie de l'hopital Aristide le Dantec. C'était lors de la conférence de presse de la Ligue sénégalaise contre le cancer. Le cancer du sein occupe la 2e place après le cancer du col de l'utérus et tend à occuper la première place dans les années à venir. «La tendance est à l'augmentation du cancer du sein avec une mortalité de plus de 50% et plus de 400 décès par an, alors que celui du col de l'utérus a tendance à baisser», renseigne le Docteur.

Lire la suite

Sénégal: Contribution du ministère de la Santé dans la prise en charge du cancer du sein

eva-marie-coll-s0179La Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca) peut se réjouir. Le ministre de la Santé et de l'action sociale (Msas) a décidé de mettre dans le prochain budget, un milliard de francs Cfa pour la prise en charge de cette maladie coûteuse et souvent mortelle. En plus, la Lisca, dans le cadre d'octobre rose, a fixé le prix de la mammographie à 15 000 francs, pour permettre aux femmes de pouvoir se dépister durant tout le mois d'octobre.

Le cancer du sein est en forte augmentation au Sénégal. Chaque année, notre pays enregistre 869 nouveaux cas et 440 décès. Une catastrophe, selon la Ligue sénégalaise de lutte contre le cancer (Lisca) qui faisait face à la presse hier. Les spécialistes pensent même que d'ici les prochaines années, le cancer du sein deviendra le premier cancer chez la femme, puisque celui du col de l'utérus, actuellement premier, est en baisse. Donc il faut agir.

Pour ces spécialistes, le seul moyen de lutte pour le moment reste la prévention. C'est pourquoi le ministère de la Santé et de l'action sociale a décidé cette année, de mettre dans le budget qui sera voté très prochainement à l'Assemblée nationale, une enveloppe d'un milliard pour la prise en charge de cette maladie. Cette manne financière sera utilisée pour le traitement de la maladie, notamment l'achat des médicaments souvent en rupture dans les structures pharmaceutiques. L'autre partie de cet argent va servir à payer deux bourses pour des spécialistes en chimiothérapie et en chirurgie. Le ministre de la Santé ne compte pas s'arrêter là, selon la représentante de Awa Marie Coll Seck qui a annoncé cette nouvelle. Le département travaille en effet à rendre effective l'installation de mammographie dans les structures hospitalières publiques. Ceci va permettre aux femmes de pouvoir faire la mammographie à moindre coût et ainsi prévenir ou dépister le cancer du sein précocement.

Lire la suite

Sénégal : Des milliers de personnes ont un besoin urgent de soulagement de la douleur

(Dakar) - Des dizaines de milliers de patients au Sénégal souffrent de douleurs atroces chaque année sans soulagement, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Des réglementations gouvernementales inutilement restrictives et une mauvaise formation des travailleurs de la santé entravent l'efficacité de leur traitement médical.

Le rapport de 96 pages, intitulé « Abandonnés dans l'agonie : Le cancer et la lutte pour le traitement de la douleur au Sénégal », a constaté que 70 000 Sénégalais ont besoin chaque année de ce que l'on appelle les soins palliatifs pour soulager les symptômes liés aux maladies chroniques et potentiellement mortelles. La morphine est un médicament essentiel et peu coûteux pour le traitement de la douleur sévère, mais le Sénégal importe seulement environ un kilogramme de morphine chaque année – assez pour traiter environ 200 patients atteints de cancer. Human Rights Watch a également constaté que la morphine n'est pas disponible en dehors de Dakar, la capitale du Sénégal. De fréquentes pénuries limitent également l'accès aux médicaments dans la capitale.

Lire la suite...

Sénégal : ''Abandonnés'', la majorité des malades agonisent dans d'atroces douleurs

2012-05-01t090745z 1 cbre8400pd700 rtroptp 3 cancer-africa-ghana grid-6x2
Le rapport 2013 de Human Rights Watch sur le traitement du cancer au Sénégal, présenté hier à Dakar, établit un tableau sombre sur la question des soins palliatifs. Selon le constat fait, la majorité des patients atteints d'un cancer vivent et meurent dans d'atroces douleurs, alors qu'il existe des méthodes efficaces et peu coûteuses permettant d’atténuer leurs souffrances.

Au Sénégal, 70 000 personnes atteintes de maladies limitant l’espérance de vie ont besoin de soins palliatifs chaque année. Cependant, le pays utilise une quantité annuelle de morphine qui suffit à peine à traiter près de 194 patients souffrant de douleurs dues à un cancer à un stade avancé, alors que ce calmant n'est pas plus coûteux qu'une baguette de pain. C'est du moins ce qui résulte du rapport 2013 réalisé par des chercheurs de Human Rights Watch au Sénégal en décembre 2012 et juillet 2013, et présenté hier à Dakar. Intitulé ''Abandonnés dans l'agonie : le cancer et la lutte pour le traitement de la douleur au Sénégal'', ce rapport montre que la disponibilité des soins palliatifs au Sénégal est presque inexistante.

Pour 2013, a indiqué le rapport, le pays a estimé qu'il aurait besoin de 1 180 grammes de morphine. Ce qui représenterait 0,084 mg par habitant, soit 71 fois moins que la moyenne mondiale de 5,96 mg. ''Au moment des recherches (décembre 2012 et juillet 2013), le Sénégal ne disposait d'aucun service spécifique de soins palliatifs, et en dehors de Dakar, les soins sont totalement indisponibles. Il y avait une pénurie de morphine en raison de retards dans l'importation'', a déploré Angela Chung, chercheuse en justice sociale au sein de la division santé et droits humains de Human Rights Watch. Elle a ajouté qu'à ''l’époque, un seul hôpital dans tout le pays importait des pilules de morphine et il n’y avait qu’un seul fournisseur local de sirop de morphine. Il n’y avait donc pas d’autres solutions pour protéger les patients lorsque ces chaînes d’approvisionnement ont été interrompues''.

Plus meurtrier que le Vih/Sida, le paludisme et la tuberculose réunis

''Relativement peu d'informations fiables concernant les maladies non transmissibles (MNT) et les maladies chronique sont disponibles'', a révélé en outre Mme Chung, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que les MNT sont responsables de 30% de tous les décès du pays. Il y a 6 600 nouveaux cas de cancer chaque année au Sénégal et 5 100 décès suite au cancer, a-t-elle dit. Les cancers du col de l'utérus et les cancers du foie étant les formes les plus diagnostiquées.

Selon les chiffres et estimations de l'Onu-Sida et de l'OMS, les décès liés au cancer représentent plus de trois fois le nombre morts du Vih/Sida au Sénégal, voire plus importants que le Vih/Sida, le paludisme et la tuberculose réunis.

Des patients laissés à eux-mêmes en phase terminale

De l'avis des chercheurs, la connaissance des maladies non transmissibles et du cancer est limitée au Sénégal. Ce qui mène à des diagnostics fréquemment erronés et à une prise en charge tardive des patients. Ainsi, un pourcentage très élevé de maladies n’est diagnostiqué qu’à des stades avancés.

Selon le rapport, la grande majorité des patients sénégalais à un stade très avancé du cancer passent leurs dernières semaines chez eux. En conséquence, ils finissent abandonnés par le système de santé à un moment de leur vie où ils sont sans doute les plus vulnérables et subissent d'énormes souffrances qui pourraient être évitées avec des soins palliatifs de base. ''Les patients interrogés qui venaient de l’intérieur du pays ou dans les hôpitaux de Dakar ne disposant pas de morphine par voie orale, ont reçu des analgésiques de faible niveau qui ne peuvent généralement pas soulager la douleur modérée à sévère'', a dit Diederick Lohman, chercheur senior à Human Rights Watch.

Ce qui fait dire à Angela Chung que les conséquences physiques, psychologiques et sociales de la douleur modérée à sévère sur les individus représentent un sentiment de désespoir accablant un grand nombre d’entre eux. ''La faible disponibilité des soins préventifs et curatifs du cancer et d’autres maladies chroniques crée un besoin accru de soins palliatifs au Sénégal, parce que la grande majorité des gens sont diagnostiqués en phase avancée ou terminale de la maladie au cours de laquelle la douleur est sévère'', a soulgné Mme Chung.

Pour sa part, le docteur Marie Kâ, chef de la division de la lutte contre les maladies non transmissibles du ministère sénégalais de la Santé et de l'Action sociale, a estimé que c’est ''un rapport sans complaisance''. Et que le département va en tenir compte pour l’avenir.

Manque de système public d'assurance santé

Le rapport a révélé par ailleurs que le pays ne dispose pas de système public d'assurance santé. Certains professionnels ont une assurance privée par le biais de leur travail. Ce qui fait que la majorité des patients paient de leur poche pour presque toutes les consultations médicales, les procédures et les traitements. ''Seuls sont gardés à portée de main les médicaments d'urgence pouvant sauver des vies. Tous les autres produits (solutions intraveineuses, injections et analgésiques) doivent être achetés à la pharmacie et ramenés au personnel médical pour les administrer'', a observé Mme Chung. ''Même les patients qui arrivent en salle d'urgence dans un état grave et ceux en soins postopératoires doivent attendre parfois avec des douleurs extrêmes, jusqu'à ce qu'un membre de la famille puisse aller à la pharmacie chercher les médicaments'', a-t-elle encore déploré.

Viviane DIATTA

Plus d'infos