Cancer : Le Congo veut se doter d'un plan stratégique visant à réduire la mortalité

BRAZZAVILLE (Xinhua) - Le gouvernement congolais prévoit de se doter d'un plan sectoriel stratégique et opérationnel 2013-2017 en vue de réduire de manière efficiente la mortalité par le cancer.
Cette déclaration a été faite lundi à Brazzaville par le ministre congolais de la Santé et de la Population, François Ibovi, à l'occasion d'un focus organisé dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le cancer, placée cette année sous le thème "Le cancer, le saviez-vous ?"

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CONGO : PLAN NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE CANCER, ENFIN LE BOUT DU TUNNEL!

imagesLe professeur Elira DOKEKIAS, Directeur Général de la Santé, l’a affirmé au cours de la séance de travail qu’il a eue avec un représentant de la Fondation Calissa Ikama. C’était le lundi 28 janvier dernier dans son bureau au Ministère de la Santé et de la Population.

L’objet de la séance de travail était l’harmonisation des activités retenues à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, célébrée le 4 février de chaque année.

D’entrée de jeux, le Professeur Eliras a félicité la Fondation Calissa Ikama pour son implication dans la lutte contre le cancer au Congo, avant de révéler que le Ministère de la Santé et de la Population va organiser un Focus sur la lutte Contre le Cancer au Congo le lundi 4 février à l’auditorium du CHU de Brazzaville. « Ce focus débouchera sur  la mise en place d’une commission technique qui va se charger de l’élaboration du premier plan stratégique de lutte contre le cancer pour la période 2013-2017. » a-t-il précisé avant d’indiquer qu’à l’issue de ce travail d’élaboration, il sera organisé toujours au mois de février un atelier pour sa validation.

Réagissant à ces propos du Directeur Général de la Santé, le représentant de la Fondation Calissa Ikama n’a pas caché sa grande joie : «  Enfin on peut apercevoir le bout du tunnel !»

A titre de rappel cela fait plus de 5 ans maintenant, que la Fondation Calissa Ikama, aux côtés du corps médical et de toutes les associations congolaises impliquées dans la lutte contre le cancer plaide en faveur de la mise sur pied d’un programme national de lutte contre le cancer.

En effet, c’est au cours d’une audience accordée  par Madame Emilienne RAOUL, Ministre en charge de la Santé de l’époque  qu’un premier plaidoyer a été fait par les  médecins français et congolais qui ont participé aux premières journées d’oncologie pédiatriques organisées en avril 2009 par la Fondation Calissa Ikama.

Par la suite, le successeur de Madame RAOUL, le Professeur Georges Moyen, recevra du Secrétaire Général de la Fondation Calissa IKAMA, une pétition signée par 1800 personnes, des élèves pour la plupart, toujours en faveur d’un programme national de lutte contre le Cancer.

La Fondation Calissa Ikama a participé au sixième symposium Brazzavillois de Carcinologie qui s’est achevé sur la déclaration de Dolisie. L’une des recommandations de la déclaration de Dolisie est un plaidoyer en faveur d’un plan national de lutte contre le cancer.

La dernière action menée est l’organisation de la campagne « 85 jours contre le cancer » qui a permis de faire le même plaidoyer auprès de 130 décideurs politiques  (tous les responsables des institutions de la République,  tous les membres du Gouvernement, et tous les représentants des missions diplomatiques accrédités au Congo, etc.).

Bien que nous ne soyons pas en mesure d’affirmer que cette nouvelle impulsion donnée par le  ministère de la Santé est le résultat de toutes ces actions, nous sommes néanmoins persuadés qu’elles vont, sans aucun doute, contribuer à baliser le chemin vers la validation et la mise en exécution du futur plan stratégique.

To be continued.

KP 

PREPARATIFS DE LA JOURNEE MONDIALE CONTRE LE CANCER

LES BENEVOLES DE LA FONDATION CALISSA IKAMA PREPARES A LA SENSIBILISATION

C’est le Professeur Judith N’sondé MALANDA, membre du Conseil d’administration et responsable du Pole « Lutte contre le cancer » qui a supervisé l’activité. C’était le samedi 26 janvier 2013 dans la salle Polyvalente au Siège de la Fondation Calissa IKAMA.

photo choisie1Prélude au lancement de la nouvelle campagne de sensibilisation « 15 minutes contre le Cancer », l’atelier d’édification des bénévoles de la Fondation Calissa IKAMA avait pour but de les préparer à faire face aux multiples difficultés qu’ils pourraient rencontrer sur le terrain.

C’était l’occasion de discuter sur les différents contours que pouvait prendre une telle campagne : la tenue à adopter ; l’organisation  et enfin   parler dès l’apport de chaque bénévole et des résultats attendus à l’issue de cette nouvelle campagne.

Trois communications ont constitué l’essentiel de l’activité :

 Le premier intervenant  Ken Phinéas TCHITEYA, responsable des programmes à la Fondation Calissa Ikama, s’est attardé sur le bilan de la campagne précédente, campagne auquel les bénévoles ont travaillé activement.

Avant de souligner les points positifs de la campagne « 85 jours contre le cancer » il a commencé par remercier sincèrement tous les bénévoles pour leur dynamisme qui a permis de toucher 525 décideurs tant à Brazzaville qu’à Pointe-Noire. « Sur les 525 décideurs il y’a 130 décideurs politiques, tous les membres du gouvernement, le Cabinet du Chef de l’Etat et tous les responsables des institutions de la République » a-t-il dit en substance.

Parlant de résultats de la Campagne « 85 jours contre le Cancer », M. Ken a précisé que pour l’instant le bilan était plutôt mitigé. Il faut noter cependant que celle-ci a permis d’obtenir quelques avancées notamment le parrainage médiatique par le ministre de la Communication ou encore l’implication personnelle du Directeur Général de DRTV, monsieur Paul SONI BENGA, avancées qui permettront de communiquer davantage par le truchement des médias.

Parlant de la levée des fonds Ken TCHITEYA a donné quelques chiffres aux bénévoles :« Sur 60.000.000 de FCFA, nous avons à ce jour mobilisé 1.550.000 FCFA, provenant de 5 décideurs que sont l’Ambassadrice du Brésil (50.000), du Ministre des sports et de l’éducation physique (1.000.000), de la Ministre des affaires sociales (150.000), du Président de la Cour Constitutionnelle (200.000), et du président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication (150.000) soit un taux de réussite légèrement supérieur à 2% ».

Pour Ken TCHITEYA, ce faible taux de réussite ne devrait pas être interprété comme un manque de générosité de la part des décideurs contactés, mais était plutôt un signe révélateur de la nécessité de poursuivre les actions de communication.

Le deuxième intervenant, Madame Judith N’sondé MALANDA, Professeur Agrégée en cancérologie médicale et Administratrice de la Fondation Calissa Ikama chargé du « pole lutte contre le cancer » a dans sa communication insisté sur la nécessité pour les bénévoles de bien comprendre le cancer et les questions éventuelles qu’ils peuvent rencontrer sur le terrain avant de s’attarder sur la nouvelle campagne qui démarre le 4 février à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer 

« Contrairement au projet ‘ 85 jours pour s’unir contre le cancer’,  la nouvelle campagne vise spécialement les établissements scolaires  tant publics que privés. » a-t-elle précisé avant d’ajouter : « la campagne ‘15 minutes contre le cancer’ a un double objectif : sensibiliser les élèves sur le cancer sans les effrayer et susciter  en eux un élan de solidarité avec les enfants malades de cancer. »

Madame N’sondé a ensuite expliqué aux bénévoles que pour atteindre ces objectifs, la Fondation Calissa Ikama compte s’appuyer sur les chefs d’établissements scolaires et les enseignants des sciences de la vie et de la terre. Ces derniers seront, après une séance de formation, invités à consacrer pendant un mois  les 15 premières minutes de leur cours à échanger avec leurs élèves sur le cancer.

Dans sa conclusion, Madame N’sondé a rappelé les résultats attendus à l’issue de cette nouvelle campagne : « nous espérons qu’à travers les enfants nous parviendrons à amener leurs parents à la prise de conscience, à collecter des dons en nature et en argent, notamment par la vente des cartes postales de sensibilisation » a-t-elle souligné avant de révéler à qui ces dons seront destinés « les enfants malades de cancer pourront recevoir ces dons par le canal des délégations scolaires composées essentiellement d’enfants ayant participé  à l’action de solidarité».

Le dernier intervenant, Monsieur MYLANDOU Lysias Yoanne, responsable de l’organisation événementielle s’est attardé sur les difficultés que les équipes pourraient rencontrer sur le terrain et la manière de les surmonter «  quelle que soit la situation il est important de garder le sourire et un état d’esprit positif car ils sont les gages du succès de notre action sur le terrain »

Enfin  la présidente de la séance Mademoiselle  Cornelie Kalthouma MIAFOUNA KIMBEMBE, attachée aux relations publiques  à la Fondation Calissa Ikama a clôturé l’atelier en remerciant les intervenants et en encourageant les bénévoles à faire bon usage de tout ce qu’ils  ont appris.

Avant de se quitter les bénévoles de la Fondation Calissa Ikama, visiblement satisfaits du bon déroulement de l’atelier, ont résolu de rendre visite aux malades de cancer internés au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville.

CK et KP

85 JOURS CONTRE LE CANCER…. ET APRES ?

Du 11 novembre 2012 au 3 février 2013, la Fondation Calissa IKAMA a mené une campagne d’information en faveur de la lutte contre le cancer au Congo. C’est dans une communication aux bénévoles de la Fondation Calissa Ikama que Ken Phinéas TCHITEYA, secrétaire à la Communication et responsables des programmes a présenté un premier bilan de la campagne 85 jours contre le cancer. C’était le Samedi 26 janvier 2013 en présence du Professeur Judith N’sondé MALANDA administratrice en charge de la lutte contre le cancer à la Fondation Calissa Ikama.  Nous reprenons presque in extenso un extrait sa communication.

photo ken«… Il s’agissait pendant 85 jours de poursuivre, auprès des décideurs, le plaidoyer en faveur de la mise sur pied d’un plan national de lutte contre le cancer tout en faisant appel à leur générosité afin de lever 60.000.000 de FCFA. Ces fonds serviraient à financer la lutte contre la sous-information sur le cancer par création d’un centre de communication, d’information et de documentation.

« Grace au dynamisme de 20 bénévoles, nous avons pu contacter 525 décideurs ont été contactés : 130 décideurs politiques (Tous les responsables des institutions de la République,  tous les membres du Gouvernement, les représentants des missions diplomatiques accréditées au Congo, etc.) et 405 chefs d’entreprises.

« Le bilan à l’issue de cette campagne est plutôt mitigé :

1.      Pour ce qui est du plaidoyer en faveur de la mise sur pied d’un programme national de lutte contre le cancer, on remarque une appropriation sans précédent du Politique. Des sources sures nous avons appris que le Ministre de la Santé va, dans le cadre de la journée mondiale contre le cancer, mettre en place une commission technique qui va se charger de l’élaboration du premier plan stratégique de lutte contre le cancer pour la période 2013-2017.  A l’issue de ce travail d’élaboration, il sera organisé au cours du mois de février un atelier pour sa validation.

Bien que nous ne soyons pas en mesure d’affirmer que cette appropriation est l’un des résultats de la campagne « 85 jours…», nous sommes persuadés qu’elle va, sans aucun doute, contribuer à baliser le chemin vers la validation et la mise en exécution du futur plan stratégique.

En effet la campagne « 85 jours… » a permis à tous les décideurs politiques de prendre conscience que le cancer au Congo est un véritable problème de Santé Publique et il n’est pas utopique d’envisager que cette prise de conscience favorisera l’adoption rapide du futur plan stratégique  par le conseil des Ministres et sa ratification par le Congrès. 

2.      En ce qui concerne la collecte, seuls 5 décideurs (1% du total) ont à ce jour donné une suite favorable en apportant leur contribution. Le montant total de leur participation financière est de 1.550.000 FCFA provenant notamment de l’Ambassadrice du Brésil, du Ministre des sports et de l’éducation physique, de la Ministre des affaires sociales, du Président de la Cour Constitutionnelle, et du président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication soit un taux de réussite légèrement supérieur à 2%.

Il sied à préciser qu’au nombre des suites favorables obtenus il y’a le parrainage médiatique du ministère de la Communication chargé des relations avec le Parlement et celle du Directeur Général de la Radio Rurale,  qui permettront de diffuser les supports de sensibilisation (spots, émissions, encarts) dans les médias publics.

Citons aussi l’implication personnelle de la Première secrétaire du Senat qui, en plus de faire une promesse de donation, nous a permis de toucher individuellement 67 Sénateurs de la République et celle du Directeur Général de DRTV qui, dans un premier temps, va consacrer un numéro de son émission « Sans détours » à la lutte contre le cancer au Congo.

« Il est peut être tôt de commenter ce résultat, cependant le faible taux de réussite de la collecte ne doit pas être interprété comme une preuve de manque de générosité de la part des décideurs que nous avons contactés pour trois raisons :

1.      Une défaillance au niveau de mécanisme de transmission du courrier peut faire que la cible n’aie pas reçu son courrier dans les délais ;85 jours

2.      Le décideur a bel et bien reçu le courrier, mais n’a peut-être pas saisi la pertinence de l’action, ce qui souligne la nécessité de communiquer davantage sur le sujet.

3.      Dans certaines structures le traitement des courriers, notamment les demandes de financement, prend énormément du temps et il est encore possible d’obtenir une suite favorable.

« Devant ce tableau des résultats que devient alors le projet de création du centre de communication, d’information et de documentation sur le cancer ?

« Dans un premier temps la priorité sera accordée à la mobilisation des ressources financières. En attendant que les fonds soient réunis, la Fondation, en faisant des coupes dans son budget de fonctionnement, pourra préfinancer certaines activités de communication, notamment la production des supports de sensibilisation et la recherche des partenaires pour leur diffusion.

« Il est aussi prévu l’organisation des activités d’autofinancement à l’instar de la carte postale « Cancer : le saviez-vous ? » dont le nom s’inspire du slogan 2013 de la journée mondiale contre le Cancer… ».

Synthèse de KP