Fondation Calissa Ikama (FCI)

Pays : République du Congo FCI
Présidente : Yolande KETTA BANGUYD
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site: www.calissaikamafondation.org
Facebook : fondationcalissaikama
Twitter : Calissa Ikama amis

LES JEUNES REJOIGNENT LA LUTTE

Lancée le 15 février 2017 à l'occasion de la Journée Internationale des Cancers de l'Enfant (JICE2017), la campagne de communication INSOUGA 1122 produit des fruits qui vont au délà des nos attentes.
L’élan de solidarité et la prise de conscience vient de toucher le milieu juvenile. Desormais les initiatives sont prises par les jeunes.
Après Sarah (14 ans) qui a menée sa campagne de sensibilisation à son école le CEG Nganga Edouard, c'est au tour d'Emilie du Lycée Anne Marie Javouhey, de l'Association des Etudiants de la Haute Ecole Leonard de Vinci et de la Fédération des Associations des Etudiants du Réseau d'Ecoles Privées d'enseignement supérieur du Congo d'entrer dans la bataille contre les cancers en général et les cancers de l'enfant en particulier.

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C'est avec le hashtag #stopcancerbrazza qu'Emilia, une jeune lycéenne de 17 ans envisage mener plusieurs actions de soutien à la lutte contre les cancers de l'enfant et de l'adolescent au Congo.
Ces actions comprendront une #stopchildhoodcancerphotoparty caritatif et des réunions de sensibilisation des élèves.
Emilia et ses camarades entendent lever des fonds pour contribuer à l'achat des médicaments anticancéreux au profit des enfants souffrant ce cette maladie
Cette initiative rejoint celle de l'Association des Etudiants de la Haute Ecole Leonard de Vinci Brazzaville qui vont organiser un bal de fin d'année couplé à une campagne de sensibilisation des lycéens et des étudiants de l'Université sur les cancers et le jeunes.
Une autre initiative en cours, est celle de la FAE-EPRES, une structure associative regroupant les associations d'étudiants du secteur privé.
Dans le cadre de la première édition du Challenge Girl University 2017, cette fédération envisage mener des actions de sensibilisation et d'informations.
Affaire à suivre avec beaucoup d'attention

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FONDATION CALISSA IKAMA: A PARTIR DE 2017, NOUS ALLONS ÉTENDRE LES AIDES EN MÉDICAMENTS A TOUS LES CANCERS DE L'ENFANT

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Le mercredi 15 février 2017, lors de la célébration de la journée internationale des cancers de l’enfant à Brazzaville, la Présidente de la Fondation Calissa Ikama a prononcé une allocution-bilan qui retrace l’action de la Fondation Calissa Ikama sur la période 2014-2016. Dans les lignes qui suivent, nous vous proposons l’intégralité de cette allocution.

Madame la Ministre de la Santé et de la Population ;

Madame la Représentante-Résidente de l’Organisation Mondiale de la Santé au Congo ;

Distingués invités en vos rangs, grades et qualités,

Mesdames et messieurs,

L’année 2017 est pour notre organisation une année particulière parce que, cela fait 10 ans depuis que Calissa Ikama, actuellement la plus jeune écrivaine du Congo, a été vaincue par un cancer à l’âge de 15 ans.

C’est pourquoi, en hommage à celle dont le destin tragique a suscité en nous, une prise de conscience de la tragédie que vivent les familles congolaises qui ont un enfant atteint d’un cancer, je vous invite très respectueusement à vous lever pour une minute de silence. (…) 

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Merci.

Mesdames et messieurs, distingués invités,

Le 15 février 2014, lors de la toute première célébration de la journée internationale des cancers de l’enfant au Congo, la Fondation Calissa Ikama avait pris deux grands engagements devant près de 200 donateurs.

Ces engagements ont été dotés d’un cadre légal par la signature de 6 accords de partenariats : le premier avec le Groupe Franco Africain d’Oncologie Pédiatrique en mai 2014 ; le deuxième avec la Société Congo Terminal en juillet 2014 ; le troisième avec le Ministère de la Santé et de la Population en décembre 2014 ; le quatrième avec la Société de Téléphonie Mobile Airtel Congo en Mars 2015 ; le cinquième avec la Fondation Burotop Iris en avril 2015 et le sixième avec la Fondation IMEX en février 2016.

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Aujourd’hui quel est le bilan ?

Notre premier engagement consistait à contribuer à l’amélioration de la qualité de la prise en charge, en apportant un soutien financier à la formation de deux médecins à la cancérologie pédiatrique et en offrant, pendant 3 ans, une aide en médicaments, de quoi garantir une chimiothérapie gratuite aux enfants atteints de 5 types des cancers les plus fréquents.

Aujourd’hui c’est fait.

Docteur Ildevert Cyriaque N’djobo Mamadoud, pédiatre et Docteur Alda Stevy Makouanzi, oncologue médicale, ont tous les deux été bénéficiaires d’une bourse de formation pris en charge par la Fondation Calissa Ikama, à 80% pour le Docteur N’djobo, et à plus de 40% pour le Docteur Makouanzi.

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Quant à l’aide en médicaments, le sixième lot des médicaments anticancéreux pour boucler les trois années a été remis en novembre 2016.

A partir de 2017, grâce à l’accord de partenariat avec la Fondation IMEX, la Fondation Calissa Ikama va élargir l’aide en médicaments à tous les cancers de l’enfant sans exception.

Mesdames et messieurs, distingués invités,

Le deuxième engagement de la Fondation Calissa Ikama consistait à oeuvrer pour lutter contre l’ignorance sur les cancers de l’enfant par la mise en oeuvre d’un plan de communication efficace.

Ce choix stratégique s’est justifié parce que, je cite le Professeur Charles Gombé Mbalawa, « l’ignorance sur les cancers est un cancer qui tue plus que tous les autres cancers. »

En effet, d’après une étude réalisée dans le service de cancérologie du CHU de Brazzaville, la très forte mortalité par cancer est en grande partie due aux arrivées tardives, conséquence directe de l’ignorance sur les cancers.

D’après un rapport de l’Agence de Régulation des Publications et Communications Electroniques, actuellement le téléphone portable est utilisé par plus de 90% de la population congolaise.

C’est pourquoi je suis convaincue que le lancement ce jour du numéro vert, le 1122, premier pas dans la mise en oeuvre de notre plan de communication, permettra effectivement de lutter contre l’ignorance en rendant toute information sur les cancers accessible gratuitement à une grande majorité des congolais.

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Mesdames et messieurs, distingués invités,

Contre toute apparence, la Fondation Calissa Ikama ne dispose pas d’un budget important et la collecte des fonds reste notre principale source de revenus.

Je ne vais donc pas terminer mon propos sans remercier sincèrement plus de 60 donateurs qui nous soutiennent depuis 2008.

C’est aussi pour moi l’occasion de faire appel à votre générosité.

En effet, notre organisation, n’a pas été épargnée par la crise qui secoue notre pays et cela a ralenti nos activités en 2016.

Plusieurs projets inachevés de notre plan d’action 2014-2015, nécessitent davantage des ressources financières ;

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La Fondation Calissa Ikama a aussi besoin d’argent pour couvrir ses charges de fonctionnement notamment le loyer, l’eau, l’électricité, le téléphone, le transport, les salaires et les remboursements de transport de son personnel bénévole ;

Il y’a aussi plusieurs nouveaux défis à relever qui se présentent à nous.

Aujourd’hui, plus que jamais, la Fondation Calissa Ikama a besoin de votre soutien.

Je vous remercie

 

LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES CANCERS DE L'ENFANT 2017

C'est une grande première, la journée internationale des cancers de l'enfant, a été célébrée à Brazzaville le mercredi 15 février 2017 à l’Institut Français du Congo par la Fondation Calissa Ikama en présence de Madame Jacqueline Lydia Mikolo, Ministre de la Santé et de la Population et de Dr. Fatoumata Binta Diallo, Représentante de l'Organisation Mondiale de la Santé.

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Pour la 4ème fois consécutive, le Congo vient de célébrer la journée internationale des cancers de l'enfant.

A la différence des trois premières célébrations organisées dans la capitale économique Pointe-Noire à travers deux activités, notamment un point-de presse et un diner de charité, la journée internationale des cancers de l’enfant  2017, s’est célébrée en présence d’un public mixte composé, d’élèves, des membres d’associations, des fonctionnaires de l’état, des membres du personnel médical, de la Représentante de l’OMS au Congo,  sous le patronage de la Ministre de la Santé et de la Population.

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 Organisée sur le thème: "l'ignorance tue plus d'enfants que le cancer" la célébration de la journée internationale des cancers de l’enfant a été marquée par trois temps forts :

Premier temps fort: trois communications présentées par trois Dames,

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la Présidente de la Fondation Calissa Ikama, madame Edith Yolande Ketta-Mbanguyd, la Représentante de l'OMS au Congo, Docteur Fatoumata Binta Diallo et la Ministre de la Santé et de la Population.

Deuxième temps fort, une communication présentée par deux Dames aussi portait sur les arrivées tardives des patients atteints d'un cancer au CHU de Brazzaville, principal centre de prise en charge des cancers au Congo..

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Le professeur Judith N'sondé Malanda, oncologue médicale et responsable du pôle "lutte contre le cancer" à la Fondation Calissa Ikama et Dr. Stevy Alda Makouanzi, l'une des deux médecins bénéficiaires de la bourse de formation de la Fondation Calissa Ikama à la cancérologie pédiatrique.

Le troisième temps fort a été celui du lancement du numéro vert, le 1122 destiné à rendre toute information sur le cancer accessible à une grande majorité de la population congolaise

Avant de proceder au premier appel vers le numéro vert 1122, la parole a été accordée à certains partenaires du Projet.

La Société de téléphonie Mobile Airtel Congo a ouvert le bal des présentations.

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Monsieur Serge D'OLIVIERA, Directeur Marketing, représentant personnel du Directeur Général d'Airtel Congo a juste après sa communication procédé à la remise d'une Carte Sim mobile money pour faciliter la  collecte des fonds par le truchement de la plate forme de payement éléctroniquele.

Les autres communications ont été présentées par trois dames!

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Madame Patricia Ekey-Missé de la Société Congo Terminal, une filiale du Groupe Bolloré, a expliqué le sens profond de l'engagement de cette entreprise aux côtés de la Fondation Calissa Ikama. Madame Diana ISSA, Directrice de la Fondation Burotop Iris et Madame Gennifer Longas, Directrice de la Fondation IMEX ont aussi expliqué ce qui a motivé le soutien que leur structures apportent à la Fondation Calissa Ikama dans la lutte contre les cancers de l'enfant.

Cette célébration de la journée internationale des cancers de l'enfant 2017 à Brazzaville, marque le début d'une campagne de sensibilisation qui va s'étendre sur les villes de Brazzaville et Pointe-Noire.

 

 

 

 

Cancers de l'enfant: LES CANCÉROLOGUES CONGOLAIS PLAIDENT POUR PLUS D'ACTIONS DE SENSIBILISATION

Célébrée le 15 février de chaque année à l’initiative de la Fédération Internationale des associations des parents d'enfants malades de cancer, de l'Union Internationale Contre le Cancer, de la Société Internationale de l'Oncologie Pédiatrique, la Journée Internationale des cancers de l'enfant vient de connaitre sa deuxième célébration au Congo.

 A cette occasion, une conférence a été organisée par la Fondation Calissa Ikama avec l’appui de la représentation au Congo de l’Organisation Mondiale de la Santé. C'était, le samedi 28 février 2015 à l'Hôtel Azur "Le Gilbert's" Pointe-Noire.

Co-animée par le Professeur Jean Félix Peko, responsable du Laboratoire d'Anatomo-pathologie du CHU de Brazzaville et Président du Groupe Congolais d'Oncologie Pédiatrique, le Professeur Judith N'sondé Malanda, cancérologue Médicale au CHU de Brazzaville, et par le Dr. Armand Thouassa, Cancérologue à l'Hôpital Adolphe Sicé de Pointe-Noire, l’objectif de cette conférence était : sensibiliser le public sur la problématique de la prise en charge des cancers de l'enfant au Congo.

Prenant la parole en premier, le Docteur Armand Thouassa, a indiqué que 18 cas des cancers pédiatriques, en majorité les rétinoblastomes (cancer de l'œil) ont été suivis dans ses services.

Docteur Thouassa a déploré le fait que dans la plupart des cas, les malades arrivaient à des stades très avancés et que les seuls traitements qu'ils arrivaient à administrer dans ces cas n’étaient  que palliatives (prolonger la vie d’un malade, soigner la douleur, sans pouvoir le guérir).

La deuxième conférencière, le Professeur Judith N'sondé Malanda, a aussi déploré les arrivées tardives des malades, qui réduisent sensiblement les chances de guérison.

Au total,  ce sont 75 enfants qui ont été pris en charge en 2014 au CHU de Brazzaville : 40 cas avec les protocoles du GFAOP (Groupe Franco-africain d'Oncologie Pédiatrique),  18 cas hors protocole et 17 cas non encore diagnostiqués. Une augmentation de 150% par rapport aux données des hospitalisations de 2013.

Pour le professeur N'sondé, avec l'arrivée des aides en médicaments du GFAOP, il se pose désormais un sérieux problème d'éthique qui met les médecins dans un embarras total:"Comment dire à un parent qu'il doit payer ses médicaments, alors que juste à côté, un autre enfant reçoit ses cures de chimiothérapie gratuitement?"

Le Professeur Judith N'sondé a ensuite rappelé les principaux signes d'alarme des cancers de l'enfant.

En terminant son exposé, le professeur N'sondé a recommandé l'organisation de plusieurs campagnes de sensibilisation en vue de réduire les arrivées tardives dans les centres de prise en charge.

Le dernier intervenant, le professeur Jean Félix Peko, a parlé de l’organisation de la prise en charge thérapeutique des cancers pédiatriques au Congo. « Le Groupe Congolais d’Oncologie Pédiatrique est une société savante en constitution. »

« Les objectifs du Groupe Congolais d’Oncologie Pédiatrique sont :  Promouvoir les soins de qualités par les réunions de concertation pluridisciplinaires, l’élaboration du plan national d’implantation des unités d’oncologie pédiatrique,  plaider pour la gratuité des traitements, promouvoir la formation de médecins spécialistes et des infirmières en oncologie pédiatrique, promouvoir l’oncologie pédiatrique au CAMES, contribuer à la recherche dans les cancers de l’enfant en collaboration avec le comité d’éthique et la Faculté de Médecine de l’Université Marien Ngouabi. » a-t-il souligné.

Les différentes communications ont été précédées par la lecture du message du Ministère de la Santé et de la Population. C’est Monsieur Emile MAKOUMBOU de la Direction Générale de lutte contre la maladie qui s’est chargé de transmettre ce message.

Comme l’ont bien souligné les différents intervenants à la conférence, la lutte contre la sous-information et le déficit de communication sur les cancers pédiatriques, s’impose comme une priorité des priorités.

Le Professeur Charles Gombé Mbalawa, chef du service de cancérologie du CHU de Brazzaville, l’a précisé dans une lettre adressée aux responsables de la Fondation Calissa Ikama : « L’arrivée tardive est occasionnée par le manque d’information et d’éducation sanitaire».

Pour le professeur Gombé, il faut une campagne de communication pour inverser la tendance : « Il faudrait un peu plus de campagne d'information et de sensibilisation des parents d'enfants car, tant que les enfants arriveront à des stades très avancés, les traitements ne nous donnerons pas les résultats escomptés. »

C’est pourquoi, le Professeur Gombé souhaite que ces campagnes de communication soient plutôt agressives afin de toucher toutes les couches de la population : «Les spots d’information (en français, lingala et kituba) sur la nécessité de consultation systématique régulière, l’information constante sur les signes d’alertes doivent inonder les médias ».

C’est donc à juste titre que la Fondation Calissa Ikama a décidé de focaliser davantage son action sur la lutte contre la sous-information et le déficit de communication sur les cancers pédiatriques en 2015.

Le programme de la célébration de la journée internationale des cancers de l’enfant, s’est poursuivi dans la soirée avec le Diner de charité offert par la Fondation Calissa Ikama en présence de Madame Emilienne Raoul, Ministre des affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, de Monsieur Philippe Mvouo, Président du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication et du Docteur Fatoumata Nafissatou Dialo, Représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé au Congo, envoyée spéciale de la Directrice Régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé-Afrique.

Sur 102.000.000 de FCFA recherchés pour financer son plan d’action en 2015, la Fondation a pu lever 41.655.000 FCFA, dont 27.155.000 avant et pendant la soirée et 14.500.000 FCFA sous forme de promesse de don.

KP