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République Démocratique du Congo : Lutte contre le cancer : l’OMS et les Ongs unissent leurs efforts.

oms

La salle polyvalente de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) a servi de cadre le jeudi 19 septembre 2013, à la tenue d’une journée d’information, de plaidoyer et de solidarité en faveur des malades victimes du cancer. Cette rencontre a été organisée par les Ongs Assicas – RDC et « Les Ailes du Cœur », engagées dans la lutte contre le cancer.


Ont  pris part à ce moment d’échanges scientifiques, le médecin-directeur de la Clinique Ngaliema, Dr Tshiamala, le point focal cancer de l’OMS chargé de maladies non transmissibles, le Dr Adolphe Kongolo, et le coordonnateur d’Assicas RDC, Célestin Katshunga.

Appelé à intervenir en premier, le coordonnateur de l’ONG Assicas RDC, dans sa brève présentation du cancer, a démontré que cette maladie est encore considérée comme étant tabou en Afrique et plus particulièrement en RD Congo.

Il a avoué que le cancer tuait  plus que le sida, la tuberculose, et en même temps, a déploré l’inexistence des registres de cancers, l’absence de statistiques viables et de prise en charge adéquate.

Présentant son organisation, Célestin Katshunga a indiqué que l’Ong Assicas RDC a été reconnue officiellement le 20 décembre 2010 et agit dans les différents domaines d’intervention, de sensibilisation, de renforcement des capacités…

Et pour ce qui est de perspective envisagée, le coordonnateur d’Assicas RDC a fait savoir qu’un projet de construction et d’équipements d’un laboratoire moderne à Mugunga, est envisagé, grâce aux financements des partenaires.

Pour sa part, Dr Evariste Musafiri de l’ONG « Les Ailes du Cœur » a soutenu que le cancer est réellement un problème de santé publique  qui nécessite urgence. Avant d’ajouter que c’est depuis trois ans que son ONG a fait du cancer son cheval de bataille.

D’où, il s’est résumé en affirmant que le moment d’agir, c’est aujourd’hui ! Car, il faut briser le silence pour stopper le cancer du sein et du col de l’utérus.

Evoquant la place de l’anatomie pathologique dans la lutte contre le cancer, le professeur Lebwaze Massamba du service de pathologie des Cliniques universitaires de Kinshasa, a souligné que la détection et le diagnostic précoces restent le seul  moyen de lutte avant l’étape de métastase.

Le médecin-directeur de la Clinique Ngaliema, Dr Tshiamala,  a estimé qu’il faut redonner aux hôpitaux  leur vraie valeur. Car, ces derniers restent le seul cadre institutionnel  pour une bonne lutte.

Pour finir, Dr Kongolo, point focal du cancer chargé des maladies  non transmissibles à  l’OMS, s’est dit émerveillé par la qualité des exposés et recommandations des participants.

Melba Muzola