Guinée : La redoutable évolution du cancer en Afrique

Le paludisme et le sida font oublier que le cancer fait aussi des ravages sur le continent. Or sa progression y est des plus alarmantes. Une bataille sanitaire de grande ampleur doit s'engager d'urgence, qu'aucun pays ne peut gagner seul.

Le cancer tue plus que le paludisme, la tuberculose et le sida réunis. À l'échelle mondiale, il cause plus de 7 millions (13 %) des décès chaque année. Et l'Afrique n'est pas épargnée. Loin de là. Si des mesures de prévention ne sont pas prises d'urgence, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que, d'ici à 2030, y seront enregistrés entre 800000 et 1,6 million de nouveaux cas de cancer et entre 500 000 et 1,2 million de décès par an (soit 20 % de la charge de morbidité du continent). Un constat d'autant plus alarmant que ces estimations s'avouent sous-évaluées, faute de registres fiables qui répertorient l'ensemble des cas et des pathologies dans les différents pays. Le cancer, maladie silencieuse, évolue de manière inquiétante sur le continent.

Diagnostic tardif

Absence de prévention, tabou de la maladie, diagnostic tardif, indigence des infrastructures, pénurie de personnel qualifié... À tous les niveaux de la chaîne, le manque de moyens est criant. Sur le plan de la prévention, des équipements, comme de l'accès aux traitements et aux soins palliatifs, le Maghreb et l'Afrique du Sud affichent une longueur d'avance. Le reste de l'Afrique subsaharienne arrive loin derrière. « Plus de 70 % des malades ne se rendent dans les structures de prise en charge que lorsqu'il est déjà trop tard », explique le cancérologue camerounais Paul Ndom, président de l'ONG Solidarité Chimiothérapie (Sochimio). Résultat : le taux de mortalité par cancer atteint 75 % dans certains pays. 

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Guinée : Cancer du sein, une réalité...

Le cancer du sein est une maladie qui touche généralement les femmes d’un âge avancé, méconnue des femmes elle ne cesse de prendre de l’ampleur. Dr Bangaly Traoré, chef d’unité chirurgie algologique (cancérologie) à l’hôpital national de Donka nous en donne quelques explications.

Le cancer du sein est une tumeur maligne du sein résultant d’une prolifération cellulaire anormale de façon anarchique et désordonnée avec une tendance à détruire la structure normale du sein dans lequel la tumeur est née tout en infiltrant les autres organes. Cette maladie présente des signes qui sont précoces et tardifs.

Parlant des signes précoces il s’agit d’une petite boule (nodule) qui naît au sein de la glande mammaire pouvant grossir secondairement d’un écoulement mamelonaire. Cette situation devient un cancer à la longue. Les signes tardifs sont liés à l’évolution de la maladie au niveau du sein. La boule qui était alors petite au départ grossit en détruisant progressivement l’architecture normale du sein.

Le cancer du sein représente le 2ème cancer après celui du col de l’utérus en guinée avec une incendie de 16 cas pour 100 000 habitants et 9 à 10% de décès au niveau de Conakry. Elle représente le 1er cancer tous sexes confudus à l’unité chirurgie algologique de Donka, soit 25% des cas de cancer que nous nous recevons. Il est à noter que la durée du traitement varie entre 6 et 8 mois voire même une Année.

Elle dépend des objectifs visés, si c’est un traitement qui consiste à soulager le patient alors il durera toute la vie et si c’est un traitement qui vise à guérir un patient cela peut pendre 6 à 8 mois.ces différents traitements peuvent s’effectuer à travers deux méthodes à savoir : La chimiothérapie qui consiste à administrer des médicaments anticancéreux au patient l’hormonothérapie qui constitue avec la première le traitement médical, la chirurgie qui s’inscrit dans un programme de traitement conventionnel et la radiothérapie qui se passe par des rayonnements. Il existe des mesures de prévention comme la méthode de l’autopalpation que la femme peut faire à la maison face à un miroir chaque mois après chaque menstrues.

Un processus qui permet de découvrir une anomalie au niveau du sein, et que le patient après avoir découvert une boule doit s’adresser à un hôpital, la méthode de l’examen clinique, systématique des seins des femmes par des médecins à l’occasion d’une consultation qui permet de dépister les fameux modules qui sont toujours le point du départ des cancers.
Il y a un âge qui tourne autour de 30-35ans qu’on peut demander à la patiente de faire une mammographie qui varie entre 250 et 400. 000 FG.

Alors n’est-il pas temps que des campagnes de sensibilisation s’accentuent autour de cette maladie qui est très peu connue dans le milieu des femmes ?

Kémoko Toure

Le vérificateur.com