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Burundi : "Cancers du col utérin, données biologiques récentes et perspectives pour l'amélioration du suivi et la prise en charge thérapeutique" à l'Agence universitaire de la Francophonie

burundiL'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) est un organisme international appuyant la formation, la recherche et le renforcement des savoirs francophones dans 94 pays. L'AUF fédère 779 universités membres.  L'Agence universitaire de la Francophonie a organisé ce 26 septembre une visioconférence mettant en relation les spécialistes de sept pays sur la thématique « cancers du col utérin : données biologiques récentes et perspectives pour amélioration du suivi et la prises en charge thérapeutique ». Des experts de Moldavie, du Gabon, du Vietnam, du Burundi, de l'Ile Maurice et de France ont ainsi participé à la conférence animée par Docteur Xavier Sastre-Garan de l’Université Paris Sud-Orsay et ont pu échanger sur leurs pratiques. Six spécialistes de la société de Gynéco-Obstétrique du Burundi ont contribué aux échanges via les installations de l'Antenne Afrique des Grands-Lacs de l'AUF à Bujumbura.L'AUF organise régulièrement ce type de rencontres, dans tous les domaines de la connaissance. Ces conférences mettent en exergue la diversité des situations, renforcent l'échange d'expériences, permettent d'actualiser les compétences et valorisent l'expertise francophone notamment dans les pays du Sud.

Informations sur le cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus, dans ses premiers stades ou lorsqu’il s’agit d’un état précancéreux, peut se développer sans qu’aucun signe se manifeste. C’est pourquoi il est d’autant plus important pour les femmes de passer un test Pap)
Le principal vecteur du cancer du col de l’utérus est le virus de Papillome Humain (VPH). Le conférencier a détaillé comment est transmis le cancer du col de l’utérus. Ce virus se propage par contact sexuel et plus d’une centaine de virus différents font partie de la famille de « Virus de Papillome Humain », plus de 40 types de ces virus sont transmissibles lors des relations sexuelles non protégées car le préservatif réduit le risque de contracter le cancer du col de l’utérus mais partiellement car il ne couvre pas toute la région génitale.Le VPH 16 et VPH 18 sont les deux types à risque les plus répandus et sont responsables de 70% des cas de cancer du col de l’utérus. Certains facteurs renforcent aussi le développement du cancer tels que le tabagisme et l’activité sexuelle : 
- Le tabagisme : les personnes qui fument (ou sont exposées à la fumée de leur entourage) courent un plus grand risque de cancer du col de l’utérus et d’autres cancers. Le risque augmente en fonction de la durée du tabagisme et du nombre de cigarettes fumées quotidiennement.
Activité sexuelle : une vie sexuelle précoce participe à un plus grand risque de cancer du col utérin. Aussi, il est conseillé de faire un dépistage à partir de 21 ans et de faire un test Pap dans l’intervalle de un à trois ans en fonction des résultats du test précédent. 
Les femmes infectées par le VIH/SIDA courent un grand risque de modifications  précancéreuses dans le col de l’utérus quand elles contractent une infection par le VPH et doivent bénéficier d’un suivi strict car la prolifération de virus peut être importante du fait de la diminution du système immunitaire. Comme les symptômes ne sont pas toujours visibles ou sensibles, il faut faire un dépistage précoce pour qu’après on puisse recourir à la vaccination.

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