Congrès mondial contre le cancer dans :
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Algérie: "Un avion pour Ali Kafi, mépris et indifférence pour les milliers des cancéreux en Algérie ! "

Cancer des enfants

L'Algérie est en deuil. Oui, elle l’est vraiment. Elle est en deuil parce qu’elle a perdu un ancien Président de la République, le troisième en presque une année. C’est triste et accablant. Mais le deuil des Algériens est causé aussi par le perte d’une valeur naguère si chère à l’identité et la culture Algérienne, à savoir la solidarité. Oui, cette solidarité que nos autorités n’éprouvent plus à l’égard des couches les plus défavorisées de notre société. Cette solidarité, dont ont cruellement besoin les franges les plus précaires de notre pays, n’a plus lieu d’être.

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Algérie: "une commission d'enquête au centre anticancéreux de Blida"

Algerie

Cette commission est chargée d’examiner profondément les problèmes et présenter les solutions idoines.

Le ministre de la Santé, Abdelaziz Ziari, a effectué, dimanche, une visite de travail dans la wilaya de Blida pour s'enquérir de la situation des structures hospitalières. Si le ministre trouve que la wilaya de Blida est la plus dotée en infrastructures modernes de santé, il a néanmoins constaté un dysfonctionnement dans la gestion des services.

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Algérie: "1 000 nouveaux cas de cancer chez l’enfant par an en Algérie"

Fatiha Gachi est professeur en oncologie au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) du CHU Mustapha Pacha d’Alger. Dans cet entretien, elle tire la sonnette d’alarme sur le manque de moyens dans le traitement des enfants cancéreux en Algérie.
En Algérie 40 000 cas de cancer sont recensés annuellement, quelle est la proportion des enfants atteints ?

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Le cancer menacera de plus en plus d’Algériens dans les 10 prochaines années

Les cas de cancer en Algérie pourraient malheureusement connaître une progression constante dans les 10 prochaines années, d’après des spécialistes de la maladie. L’Algérie, à l’image des pays occidentaux devrait connaître une augmentation inéluctable du nombre de cancers au sein de sa population. Le professeur Kamel Bouzid, président de la société algérienne d’oncologie a indiqué que ce nombre est appelé à augmenter durant les dix prochaines années en raison du vieillissement de la population dont les personnes âgées de 60 ans et plus.

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Interview du Pr HAMDI CHERIF Mokhtar sur le journal El Watan

"La déficience de notre système de santé est à l’origine du taux de survie si bas"

  • Créé en 1986, le registre du cancer Sétif est le premier validé par le Centre international de recherche sur le cancer, sous l’égide de l’OMS. Quel est son rôle et son impact ?

La disponibilité des données sur le cancer est un élément-clé pour la mise en place d’un programme de lutte contre cette maladie. Ces données ont une immense valeur non seulement pour Sétif, mais pour le pays tout entier. Car elles fournissent des indications fiables sur le profil du cancer, en indiquant les taux d’incidence, de tendance et de survie. Le registre du cancer de Sétif a permis, lors du premier Forum international sur le cancer en 2004, en collaboration avec l’Union internationale de lutte contre le cancer et le Centre international de recherche sur le cancer de
l’OMS, de tirer la sonnette d’alarme.

  • La situation est-elle alarmante ?

De 1986 à 2010, l’étude a montré une augmentation signifi cative des cas de cancer. On peut estimer à 35 000 les nouveaux cas de cancer en Algérie en 2010. Malheureusement, le taux de survie à 5 ans est bas, ne dépassant pas 50% pour les principales tumeurs.

 

  • Comment expliquez-vous que le taux de survie soit si bas ?

L’augmentation est liée à cette fi n de transition épidémiologique, marquée par la modification démographique, l’augmentation de l’espérance de vie, la transformation de l’environnement, les changements de mode de vie, les changements d’habitudes alimentaires et en particulier l’augmentation du tabagisme. Quant au taux de survie, il est l’indicateur d’un système de santé déficient en matière de prise en charge du cancer. La question de l’accessibilité aux soins reste
posée.

  • Que préconisez-vous ?

Le développement des registres du cancer, qu’il faut institutionnaliser et connecter en réseau national. Nous avons travaillé sur un arrêté au ministère de la Santé pour institutionnaliser et développer les registres de wilaya. Cet arrêté est essentiel et on attend sa parution. C’est une urgence. La lutte contre le tabac, responsable du tiers des cancers, est l’autre priorité. Notre pays, qui a ratifi é la convention-cadre de lutte contre le tabac de l’OMS, doit impérativement mettre en oeuvre cette convention et un véritable programme gouvernemental de lutte contre le tabac. Un programme de dépistage, organisé et pérennisé accompagné d’une stratégie de détection précoce du cancer du sein et du col de l’utérus, est indispensable pour augmenter le taux de survie. Un tel volet doit être le cheval de bataille d’un véritable plan cancer associant tous les intervenants.

  • Vous êtes président de l’association Ennour d’aide aux malades du cancer et de lutte contre le tabac. Que pouvez-vous dire de la maison du patient (Dar Essabre), qui sera une première en Algérie ?

Elle est le résultat d’une motivation personnelle parce que j’ai vécu ce drame familial, et je connais la souff rance des autres. Notre objectif est d’assurer une meilleure qualité de soins pendant et après le traitement du cancer. Ces malades et leurs familles ont besoin d’une aide sociale et psychologique. Sur une superfi cie de 2000 m2, située à côté du centre anti-cancer, la maison de 80 lits disposera de toutes les commodités. Réalisée grâce aux dons des bienfaiteurs et de l’implication des autorités locales de la wilaya de Sétif, cette maison, qui devrait ouvrir début 2013, est, par sa dimension humaine, qualifi ée par l’Union internationale de lutte contre le cancer à Genève (UICC) comme une première et un véritable exemple de citoyenneté.

* Le Pr Hamid Cherif est aussi fondateur du registre du cancer de Sétif (premier du genre en Algérie) et président de l’Observatoire du tabac en Afrique francophone.