Congrès mondial contre le cancer dans :
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Ennour

Pays : Algérie Ennour
Président : Mokhtar HAMDI CHERIF
Adresse : Hôpital Mère-Enfant CHU de Setif
19000 Setif
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Site Internet : www.ennour.org
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Algérie: Le programme de réalisation de 20 centres de lutte anti-cancer se poursuit

Algerie

Le programme de réalisation de 20 centres de lutte  anti-cancer se poursuit à travers le territoire national, malgré le "retard"  enregistré pour certaines de ces structures, a indiqué jeudi à Tiaret le ministre  de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Abdelaziz Ziari.      
Sur les 20 centres programmés, ceux d'Oran, de Sidi Bel-Abbes, de Tlemcen,  d'Annaba et de Ouargla sont opérationnels, alors que celui de Tiaret est en  cours d'achèvement, a précisé M. Ziari dans une déclaration à la presse en marge  de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dans la wilaya de Tiaret.      

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Algérie: Cancer colorectal 75% des malades se présentent à un stade avancé

Algerie

Près de 75% des malades atteints de cancer colorectal se présentent à un stade avancé de la maladie, a affirmé jeudi à Alger le professeur Mohamed Oukel, chef du service oncologie à la clinique du Beau Fraisier relevant du CHU de Béni Messous.
Intervenant à l’occasion de la Journée mondiale de la santé digestive qui coïncide avec le 29 mai de chaque année et sur la base d’une étude menée par le service gastro-entérologie du CHU Mustapha Pacha, le Pr Oukel a indiqué que la plupart des malades atteints de cancer colorectal se présentent au service à un stade avancé.

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Algérie: Lutter contre le tabac dans les lieux publics Pourquoi l’Etat n’applique pas la loi ?

Algerie

La Journée mondiale sans tabac est dans quelques jours. Le 31 mai prochain. L’Algérie va, comme chaque année, faire sien cet événement. Sauf que celui-ci ne sera pas, une fois de plus, l’occasion de mettre en place le dispositif indispensable pour bannir le tabac des lieux publics. Les citoyens non fumeurs continueront à subir le diktat de la cigarette jusque dans les espaces où celle-ci devrait être naturellement interdite.
La première chose qui frappe l’étranger, qui arrive en Algérie, est l’odeur désagréable du tabac qui plane dans l’enceinte de nos aéroports. Après le sevrage imposé du voyage — le tabac est interdit dans l’avion —, le premier geste de l’Algérien, qui débarque, est d’allumer sa clope.

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Interview du Pr HAMDI CHERIF Mokhtar sur le journal El Watan

"La déficience de notre système de santé est à l’origine du taux de survie si bas"

  • Créé en 1986, le registre du cancer Sétif est le premier validé par le Centre international de recherche sur le cancer, sous l’égide de l’OMS. Quel est son rôle et son impact ?

La disponibilité des données sur le cancer est un élément-clé pour la mise en place d’un programme de lutte contre cette maladie. Ces données ont une immense valeur non seulement pour Sétif, mais pour le pays tout entier. Car elles fournissent des indications fiables sur le profil du cancer, en indiquant les taux d’incidence, de tendance et de survie. Le registre du cancer de Sétif a permis, lors du premier Forum international sur le cancer en 2004, en collaboration avec l’Union internationale de lutte contre le cancer et le Centre international de recherche sur le cancer de
l’OMS, de tirer la sonnette d’alarme.

  • La situation est-elle alarmante ?

De 1986 à 2010, l’étude a montré une augmentation signifi cative des cas de cancer. On peut estimer à 35 000 les nouveaux cas de cancer en Algérie en 2010. Malheureusement, le taux de survie à 5 ans est bas, ne dépassant pas 50% pour les principales tumeurs.

 

  • Comment expliquez-vous que le taux de survie soit si bas ?

L’augmentation est liée à cette fi n de transition épidémiologique, marquée par la modification démographique, l’augmentation de l’espérance de vie, la transformation de l’environnement, les changements de mode de vie, les changements d’habitudes alimentaires et en particulier l’augmentation du tabagisme. Quant au taux de survie, il est l’indicateur d’un système de santé déficient en matière de prise en charge du cancer. La question de l’accessibilité aux soins reste
posée.

  • Que préconisez-vous ?

Le développement des registres du cancer, qu’il faut institutionnaliser et connecter en réseau national. Nous avons travaillé sur un arrêté au ministère de la Santé pour institutionnaliser et développer les registres de wilaya. Cet arrêté est essentiel et on attend sa parution. C’est une urgence. La lutte contre le tabac, responsable du tiers des cancers, est l’autre priorité. Notre pays, qui a ratifi é la convention-cadre de lutte contre le tabac de l’OMS, doit impérativement mettre en oeuvre cette convention et un véritable programme gouvernemental de lutte contre le tabac. Un programme de dépistage, organisé et pérennisé accompagné d’une stratégie de détection précoce du cancer du sein et du col de l’utérus, est indispensable pour augmenter le taux de survie. Un tel volet doit être le cheval de bataille d’un véritable plan cancer associant tous les intervenants.

  • Vous êtes président de l’association Ennour d’aide aux malades du cancer et de lutte contre le tabac. Que pouvez-vous dire de la maison du patient (Dar Essabre), qui sera une première en Algérie ?

Elle est le résultat d’une motivation personnelle parce que j’ai vécu ce drame familial, et je connais la souff rance des autres. Notre objectif est d’assurer une meilleure qualité de soins pendant et après le traitement du cancer. Ces malades et leurs familles ont besoin d’une aide sociale et psychologique. Sur une superfi cie de 2000 m2, située à côté du centre anti-cancer, la maison de 80 lits disposera de toutes les commodités. Réalisée grâce aux dons des bienfaiteurs et de l’implication des autorités locales de la wilaya de Sétif, cette maison, qui devrait ouvrir début 2013, est, par sa dimension humaine, qualifi ée par l’Union internationale de lutte contre le cancer à Genève (UICC) comme une première et un véritable exemple de citoyenneté.

* Le Pr Hamid Cherif est aussi fondateur du registre du cancer de Sétif (premier du genre en Algérie) et président de l’Observatoire du tabac en Afrique francophone.

Cancer : de Sétif à Tunis, le long calvaire de Mohamed



Se soigner contre le cancer est déjà un combat. Dans l’Est, nombreux sont les patients à traverser la frontière pour se rendre à Tunis, à la pointe de la lutte contre la maladie. El Watan Week-end a accompagné Mohamed, 52 ans, dans un épuisant périple où les kilomètres s’ajoutent par milliers aux heures de chimiothérapie.

«En deux mois et demi, j’ai dû parcourir plus de 7200 km. Il me reste encore cinq séances de chimiothérapie, la radiothérapie, et j’avoue que je suis à bout de forces.» Pour se soigner d’un cancer des poumons, Mohamed, 52 ans, résidant à Sétif, fait trois fois par mois le trajet vers Tunis où il est pris en charge dans une des cliniques privées de la capitale. Exactement à la clinique privée Ennasr, première clinique africaine de carcino-radiothérapie, spécialisée dans la chirurgie cancérologique et le traitement des cancers. L’ouverture, en juin 2011, de l’unité d’oncologie médicale à la polyclinique Ahmed Guemache (EPSP de Sétif) n’a pas amélioré la situation des malades atteints de cancer.

Les médecins ne parviennent pas à faire face à l’augmentation exponentielle du nombre de patients (voir encadré). Sur presque 7000 consultations effectuées entre juin 2011 et juin 2012, seuls 1820 patients ont eu droit à des séances de chimiothérapie. Pendant la même période, l’hôpital a enregistré entre 100 et 150 décès. En dehors des récurrentes ruptures de médicaments, les traitements sont réalisés avec des génériques indiens et mexicains que certains spécialistes critiquent. «Ces médicaments bon marché ont pourtant montré leurs limites», précise un spécialiste. Pour bénéficier de véritables soins palliatifs, d’antidouleurs efficaces, d’un apport psychologique et de protocoles fiables, de nombreux cancéreux de Sétif mettent le cap sur Tunis où les cliniques privées n’ont rien à envier aux grands centres européens de lutte contre le cancer.

«Ne pouvant supporter l’agressivité verbale des infirmiers et les tâtonnements de mon médecin, je me suis mis à chercher un endroit où je pourrais être traité comme un malade. Et sur recommandation d’un parent d’un malade soigné à Tunis, j’ai pris la route, raconte Mohamed. Faute d’antidouleurs, j’ai dû faire les 600 km séparant Sétif de la capitale tunisienne, dans un lit placé dans un fourgon, transformé en ambulance de fortune. Je ne peux vous décrire les souffrances endurées durant le trajet.»

Centre d’imagerie

Et pour les besoins de ce traitement longue distance, le fonctionnaire a pris sa retraite. Nous avons accompagné Mohamed au cours d’un de ses déplacements à Tunis. Douze heures de route, quelques arrêts pour calmer les douleurs et les nausées, nous arrivons au centre anti-cancer. Implantée dans un des plus beaux lotissements d’Ariana, une agglomération de la capitale tunisienne, la clinique Ennasr surplombe une cité résidentielle de villas et promotions immobilières  à l’européenne.  L’établissement dispose de toutes les spécialités, sauf la gynécologie : il comprend un centre médical pluridisciplinaire où exercent des spécialistes privés conventionnés, un centre d’imagerie et un laboratoire d’analyses. Il est aussi le premier en Afrique du Nord à disposer d’un isolateur et d’un accélérateur linéaire de radiologie de dernière génération.

«Cette clinique appartient à des hommes d’affaires associés à des médecins (majoritaires), précise le Dr Benhadid, médecin coordinateur et responsable du service des urgences. La clinique est dirigée par un grand patron, un cadre administratif, et un surveillant général chapeaute toutes les activités. Celui-ci est secondé par les surveillants généraux des étages.  Avec une telle organisation, les responsabilités sont ainsi limitées. Soumise au contrôle inopiné des services du ministère  de la Santé, la clinique fait de l’hygiène sa priorité.»

Pour Mohamed, qui a vécu un calvaire avant de se savoir malade, cet environnement est déjà très rassurant. «Pour un mal de dos qui me terrassait depuis plus d’un mois et demi, j’ai consulté deux spécialistes qui n’ont pas jugé utile d’effectuer des examens approfondis. Le premier a diagnostiqué une déchirure musculaire. Le second, une tendinite, se souvient-il. Pourtant, je leur avais aussi parlé de mon manque d’appétit, ma pâleur était visible et une fatigue intense rendait chacun de mes mouvements presque impossibles.»

Chimiothérapie

Finalement, une radio révèle une tumeur au poumon et un scanner, une autre tumeur sur une vertèbre de la colonne vertébrale, à l’origine de ses atroces douleurs de dos. Des douleurs que Mohamed a pu soulager dès son arrivée à Tunis. «Un oncologue m’a tout de suite prescrit trois médicaments qui m’ont remis sur pied en quelques heures. Dès le lendemain, l’équipe médicale, composée d’un oncologue, d’un radiothérapeute et d’un chirurgien, qui avait auparavant étudié les conclusions du scanner, a exigé une IRM. 24 heures après, la tumeur et la vertèbre abîmées sont délogés. Au cours d’une délicate opération qui aura duré plus de six heures, un chirurgien me place une prothèse. La première séance de chimiothérapie est effectuée 48 heures après ma sortie de la salle de réanimation.»

Ces longues séances de chimiothérapie commencent à 8h30, pour ne prendre fin qu’aux environs de 20h. «Avant de commencer, les résultats des analyses réalisées la veille ont forcément dus être étudiés, précise le patient. Le début de la chimio est précédé par la pesée, la prise de la tension artérielle et la température du corps. L’injection intraveineuse du liquide de dix bouteilles et sachets en plastique est suivie à la minute près par un personnel paramédical omniprésent qui veille à l’application scrupuleuse du protocole. Le passage de la nutritionniste pour un repas à la carte, la diligence des infirmiers à l’écoute et l’attendue visite du médecin traitant apaisent les souffrances générées par douze heures de calvaire.» Quatre à cinq fois par jour, Mohamed voit aussi passer la gouvernante et l’hygiéniste.

Evidemment, tout cela a un coût. Les honoraires des médecins, les frais de séjour (hébergement, restauration…),d’hospitalisation (transfusion sanguine, chimiothérapie, analyse, etc.) ainsi que les médicaments commandés à une pharmacie externe figurent clairement dans un document. «En plus des frais de la chimiothérapie, qui oscillent entre 700 et 1400 DT (entre 350 et 700 euros) la séance, je dois préparer l’enveloppe de la radiothérapie. J’ai dû hypothéquer mon logement», explique Mohamed. Un parcours qui fait enrager le Pr Benhadid, algérienne.

«J’enrage quand je constate que mon pays, qui dispose pourtant de ressources financières colossales, ne peut soigner ses malades. Il est en mesure de construire d’innombrables cliniques, meilleures que celle d’Ennasr où exercent des médecins tunisiens qui ont poursuivi leurs études de médecine à Constantine et Alger.» Et d’ajouter : «Pour des raisons inavouées, l’Algérie n’a pas voulu signer de conventions avec la Tunisie. Il faut savoir que les relations avec les médecins sont mauvaises, car ils ne transmettent que rarement les dossiers médicaux de leurs patients. Ce comportement complique la situation des patients qu’on ne devrait pourtant pas pénaliser.»