L'UICC lance son premier Master Course en français sur les soins palliatifs

Master course UICC

Dans le cadre de ses activités dédiées au renforcement des capacités lors du Congrès mondial contre le cancer 2016 à Paris, l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC) a le plaisir d’annoncer le lancement de son premier Master Course en français.

Ce cours porte sur les soins palliatifs en Afrique francophone et méditerranéenne, un sujet d’une grande pertinence pour cette région. Le cours est parrainé par La Ligue contre le Cancer et L’Alliance des Ligues francophones Africaines et Méditerranéennes contre le cancer (ALIAM) et assuré par l’Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM) et l’Université de Nantes.

Les personnes inscrites au Congrès peuvent postuler gratuitement au Master Course francophone jusqu’au 15 juin 2016.

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33ème congrès de la Société Française de Psycho-Oncologie

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Le 33ème congrès de la SFPO se tiendra à Nantes du 7 au 9 décembre 2016, à la Cité des Congrès de Nantes.

Ce congrès aura pour thématique « Le corps éprouvé par le cancer et les traitements ».

La Société Française de Psycho-Oncologie a souhaité dédier son 33ème congrès à la thématique du corps. Le corps, objet de toutes les attentions, dès le diagnostic et tout au long de la maladie, mais aussi siège de changements réels et de perceptions qui vont retentir sur la vie psychique du malade. Le corps révélé par les progrès de l'imagerie, exposé durant les traitements, malmené, réellement « mis à l'épreuve » par la confrontation avec la maladie, que les traces en soient visibles ou invisibles. Le corps parfois modifié ou appareillé, dont les changements peuvent susciter tant fascination que dérangeante banalisation ; le corps dont la plainte s'amplifie parfois en cas de souffrance psychique, rendant l'évaluation plus complexe.

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Leucémies: une assistance téléphonique en ambulatoire améliore la dose-intensité de la chimiothérapie

 36 congres sfh

(Par Sylvie LAPOSTOLLE, au congrès de la SFH)


PARIS, 25 mars 2016 (APM) - Le dispositif d'assistance des malades ambulatoires (AMA) mis en place à Toulouse améliore la dose-intensité de la chimiothérapie chez des patients traités pour une leucémie lymphoïde chronique, et potentiellement la survie sans progression, selon une étude présentée jeudi à Paris au congrès de la Société française d'hématologie (SFH).


L'efficacité de l'association d'immunochimiothérapie de première ligne dans la leucémie lymphoïde chronique, fludarabine + cyclophophamide +rituximab (Mabthera*, Roche), peut être grevée d'une toxicité hématologique importante (60% de neutropénies de grade 3 ou 4, 15-25% de neutropénies fébriles). Or une baisse de la dose-intensité relative supérieure à 20% réduit la durée de vie sans progression et la survie globale, comme l'ont montré les études CLL8 et CLL10 et d'autres en "vraie vie", a rappelé Loïc Ysebaert de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT).


Dans cet établissement, le dispositif AMA développé depuis 2006 dans les lymphomes a fait ses preuves et est progressivement étendu à différents cancers (cf APM SL6NOLQKR). Reposant sur un appel systématique au domicile des patients par une infirmière spécialisée, il permet de réaliser une surveillance rapprochée des patients à leur domicile entre deux cures de traitement. Il suit un protocole très précis et le travail des infirmières de coordination permet de faire un tri et de ne solliciter l'oncologue qu'en cas de nécessité.


L'équipe du Pr Guy Laurent de l'IUCT a mené un essai randomisé pour démontrer son impact sur la dose-intensité relative auprès de 60 patients traités pour une leucémie lymphoïde chronique par la fludarabine + cyclophosphamide + rituximab dans des centres de trois régions différentes (47,4% en CHU, 39% en CH et 13,6% en centre privé).


Avec le dispositif AMA, la baisse de la dose-intensité relative (critère d'évaluation principal) était moindre, de manière statistiquement significative. Elle a concerné 19,2% des patients du bras AMA contre 38,4% des patients du bras contrôle, soit une amélioration de 50%.


La baisse survenait dès le deuxième cycle (25% au cycle 2 sans AMA contre 4% avec AMA). Le dispositif a généré 544 appels pour 30 patients, soit une médiane de 20 appels. Et 28,4% de ces appels ont justifié une hospitalisation pour transfusion ou bilan infectieux, surtout aux cycles 5 et 6. Le médecin généraliste a été sollicité au moins une fois dans 70% des cas par l'infirmière d'appel.


Avec le délai encore court de suivi, il n'a pas été observé d'impact sur la survie sans progression mais c'est "très probable" puisque la dose-intensité relative est corrélée au taux de maladie résiduelle, indiquent les spécialistes.


Grâce à l'administration de pegfilgrastim à J8 en prévention primaire des neutropénies fébriles, la tolérance hématologique était bien meilleure que dans les données publiées avec un risque de neutropénie de grade 3-4 à J8, J15 et J22 de chaque cycle inférieur à 15% et un risque de neutropénie fébrile inférieur à 5%.


"Ce travail démontre pour la première fois dans une étude randomisée la faisabilité et l'efficacité du dispositif AMA dans la gestion intercure confirmant ainsi les données déjà obtenues dans les lymphomes agressifs", conclut l'équipe.