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Morgane & Marco, on the road


Morgane et Marco... en Colombie !


Ils ont rendu visite à la Ligue colombienne contre le cancer et participé à un atelier d'arthérapie.


 L’espoir au bout du pinceau


Deux fois par mois à la Ligue colombienne contre le cancer à Bogotá, malades du cancer et survivants sortent leurs pinceaux et leurs palettes pour suivre un cours de peinture qui aurait des vertus thérapeutiques.


Il y a 8 ans Consuelo A est arrivée à la Ligue colombienne contre le cancer avec une idée qui allait redonner un peu de joie de vivre à certains malades : Créer un atelier de peinture… C’est à Londres, lors d’un concours d’art international, qu’elle a appris les bénéfices de l’arthérapie auprès des malades. Ayant elle-même survécu à un cancer 28 ans auparavant, Consuelo « sais par quoi passent les gens qui ont cette maladie, ils oublient toute distraction ». Séduite, la ligue colombienne met en place le premier atelier quelques jours plus tard.

Aujourd’hui les ateliers fédèrent les malades. Parmi eux Térésa, atteinte d’une leucémie, explique les bienfaits des cours : « Quand je suis venue m’inscrire, je suivais des séances de chimiothérapie, j’étais très déprimée, je parlais très peu et je peignais en noir et blanc »

Un peu plus loin Yolanda, 85 ans, et Pilar, 57 ans, mère et fille, ont toutes les deux eu un cancer. C’est ensemble qu’elles ont décidé de venir aux cours. Pour Pilar, cet atelier a été un second souffle : « ça m’a vraiment aidé à me motiver pour aller de l’avant, ici on se rend compte qu’on n’est pas seule, qu’il est possible de surmonter le cancer ».
Pour toutes, ces cours sont plus qu’un atelier thérapeutique, ici c’est une seconde famille qu’elles ont trouvé. « On se voit en dehors pour fêter les anniversaires, les bonnes nouvelles, se soutenir quand ça ne va pas, ou juste papoter entre amies », raconte Yolanda.



 De nouvelles vocations

Ici elles ont appris à peindre et à s’exprimer à travers l’art. Cette année, c’est autour d’un thème un peu particulier qu’elles travaillent : « Ma vie aujourd’hui ».

« C’est un exercice qui nécessite de se regarder intérieurement. Au début j’ai commencé à peindre une femme à l’air triste, et puis en fait j’ai fini par rajouter un grand soleil, parce qu’il y a toujours un espoir », raconte Teresa.

Le 21 mars, comme chaque année, une exposition est organisée dans une université de Bogotà. Une consécration pour ces femmes qui ne se savaient même pas capable de dessiner.

Le succès est tel, que de nouveaux ateliers voient le jour. D’autres professeurs de peinture viennent bénévolement donner des cours de peinture acrylique, peinture à l’huile et, même depuis peu, de peinture sur verre.


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Morgane Rous


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